L’histoire de la gemmothérapie

La gemmothérapie trouve ses origines au Moyen Age et au sein de nos lointaines pharmacopées. Elle doit bien sur l’essentielle de son existence et de son développement au célèbre et illustre Docteur Pol Henry.

L’apparition de la gemmothérapie

On trouve des traces de l’utilisation des bourgeons pour se soigner à l’époque du Moyen Age. De nombreuses expérimentations et recherches furent mise en œuvre pour utiliser au mieux le potentiel qu’offre cette partie de la plante. Elles seront peu à peu abandonnées car elles se trouveront finalement confrontées à des contraintes importantes d’ordre technique. Concrètement le manque de méthode fiable à cette époque rendait la stabilisation des principes actifs des bourgeons quasi impossible.

D’anciennes pharmacopées mentionnent l’utilisation des bourgeons

Le bourgeon dont on fait régulièrement référence au lendemain de la seconde guerre mondiale est le celui de sapin. On l’emploie alors dans des préparations médicinales et des tisanes dédiées aux voies respiratoires.

De la phytembryothérapie à la gemmothérapie : l’apport du Docteur Pol Henry

Dans les années 1960, le Docteur Pol Henry s’intéresse et étudie de nombreux bourgeons. Il met en exergue l’utilisation de leurs cellules et tissus embryonnaires et leurs bienfaits. Le premier nom de la gemmothérapie sera lors celui utilisé dans un premier temps par le Docteur Pol Henry c’est à dire la phytembryothérapie.

La constitution cellulaire de la partie embryonnaire d’une plante est différente de celle d’un organe de celle-ci une fois développée et mature. Selon lui, le méristème du bourgeon contient l’essence même, l’essentialité du végétal, un résumé d’information précieux et unique donc toute l’énergie, le potentiel de son futur développement. Le premier bourgeon qu’il étudie avec précision est celui du bouleau pubescent. Il démontrera que celui-ci agit et joue un rôle prépondérant sur le foie.

De Max Tétau à Philippe Andrianne

Le terme gemmothérapie revient au Docteur Max Tétau, phytothérapeute et homéopathe de renom. Il continuera dans les années 80 les recherches et expérimentations sur les extraits de bourgeons. On commence a en trouver dans les pharmacies sous la forme de macérats D1.

Philippe Andrianne dans les années 90 met au point une forme plus concentrée du macérat avec de l’eau, de l’alcool et de la glycérine et met l’accent sur l’intérêt des complexes de bourgeons.

De nos jours, les recherches s’approfondissent. Des ouvrages sont régulièrement publiées. Docteur J. Milkers, docteur JC Leunis et Pittera poursuivent le travail de recherche sur la gemmothérapie.